Publié le jeudi 26 juillet 2007, par Dominique Cocagne
C’est la lunette astronomique Sky-Watcher 80ED. Il existe également chez Sky-Watcher une série Equinox qui semble intéressante.
Attention, il ne faut pas confondre cette technique avec la digiscopie les matériels utilisés ne sont pas du tout les mêmes.

Je ne ferais pas ici la description technique de la lunette et je ne parlerais pas non plus en détail du montage de la lunette sur un boitier reflex puisque Vanessa a pris la peine de rédiger sur son blog une page complète et détaillée sur ces sujets.
Brièvement, le montage d’une lunette astronomique ne nécessite aucun bricolage, il suffit juste d’acheter une « bague T2 » (monture de la marque de votre boitier) que vous monterez à la place de votre objectif, la lunette ce fixe à cette bague.
La lunette a une focale fixe de 600mm pour une ouverture de 7,5 (attention, 500mm pour la 80 de la série Equinox et une ouverture de 6,25).
Sur le terrain, un vrai régal. Bien sur il y a le poids (le monopod + la lunette + le boitier = environ 7 kg) et l’encombrement (environ 80cm avec le boitier) de l’ensemble mais on découvre un autre univers. Si on est habitué à la pratique du 300mm, on a du mal au début à regarder plus loin que ce qu’autorise cette limite, mais très vite notre attention est captée par un oiseau au loin qui se déplace de branche en branche, on cherche d’abord à l’identifier puis quand on voit qu’il apparaît nettement dans le viseur, on déclenche :)))
Bien évidement, l’autofocus du boitier ne fonctionne pas avec la lulu, la mise au point est manuelle. C’est un handicap pour photographier les sujets mobiles mais avec l’expérience on s’aperçoit que ce n’est pas complètement impossible. La mise au point est réalisée avec les molettes placées de chaque côté de la lunette, cette commande est très douce et la netteté sur le sujet visé est obtenue assez rapidement.
Comme pour tout objectif photo, l’usage de la lunette astronomique nécessite une période d’apprentissage, une période d’adaptation qui permet d’acquérir une meilleure gestion de la lumière (la lulu est très sensible aux hautes lumières), une meilleure maîtrise de la mise au point manuelle et la dextérité pour suivre un oiseau en vol.
Pour finir, je pense qu’il ne faut pas restreindre l’usage de la lulu à la photographie animalière, il y a bien d’autres sujets à tenter. Bien sur, la faune animale est riche en sujets, au delà des oiseaux, on peut aussi photographier un lapin, un ragondin, une grenouille, un papillon, etc. Pourquoi ne pas essayer les plantes, les fleurs, un coucher de soleil et bien évidement, la lune et autres astres... Vous trouverez dans les galeries de nombreuses photos réalisées avec cette lunette.
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